En outre, il s'agit de rappeler les défis à relever pour un meilleur environnement d’affaire et démettre et rappeler des propositions concrètes.
Il s'agit d'une initiative nationale initiée par le Président Ben Ali dont il a confié la mission à un ancien Ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle et ancien Universitaire M. Moncer Rouissi, en sa qualité de Président du Comité d'Organisation de la Consultation Nationale sur l'Emploi.
Dans une approche méthodique, scientifique, loin de toute démagogie politique de langage de bois, ou d'idées préfixes, ou de jugements préétablie, M. Rouissi a lancé cette consultation dans une problématique simple, pour un problème très complexe, auquel il n'existe, hélas, ni de solution miracles, ni de baguettes magiques et dont souffrent tous les pays y compris ceux de l'OCEDE.
Le Président de ce Comité a fait le choix d'écouter tous les secteurs et particulièrement l'entreprise, secteur par secteur afin de recueillir leurs propositions concrètes, de brasser les idées et déboucher des solutions pratiques qui peuvent relancer l'emploi et réduire le chômage ; véritable tare de l'économie tunisienne.
Car il demeure pour un tout petit pays, avec seulement 10 millions d'habitants, d'avoir le plus faible taux d'accroissement de la population en Afrique, le plus faible taux de fécondité et de natalité, inférieur même à un pays comme la France dont l'économie est ouverte, diversifiée, globalisée, dynamique, qui connaît une croissance continue de 6% en moyenne depuis 20 ans, dont le PIB par habitant a été multiplié par 4 en 20 ans.
Le chômage demeure trop élevé de l'ordre de 14,2%, soit un niveau analogue à des pays africains sahariens, ou supérieur à un pays à économie analogue le Maroc, qui économie un taux de chômage de 10%.
Les idées générales avancées pour le secteur des TIC pour résorber le chômage se résument en 3 axes majeurs :
Reformer la politique de l'enseignement supérieur, avec moins de diplômes des humanités et plus d'ingénieurs surtout dans les branches à haute employabilité comme l'informatique.
Il est inconscient de continuer de former des maîtrisards en géographie, histoire, lettres arabes, philosophie ou lettres françaises, avec le seul espoir et débouche d'être des enseignants, quitte à les mettre sur le marché du chômage, avec un faible espoir de trouver un emploi.
A quoi serve les facultés de Lettres de Djerba, Sfax, Sousse et Kairouan ? Juste à produire des chômeurs à notre sens, il est temps de changer leur vocation vers des branches techniques.
En effet, au moment où la Tunisie compte 14,2% de chômeurs, elle manque encore d'infirmiers, d'ingénieurs agronomes, de professionnels du tourisme, d'ingénieurs télécoms et informatiques, de chefs chantiers de bâtiments, de cuisiniers etc
Deuxièment, il est temps dans les TIC de lancer de grands projets, mais qui doivent confier aux SSII tunisiennes cela permettra de réduire le retard énorme de la Tunisie en terme de TIC et de créer de la richesse, de nouveaux produits exportables et de générer des milliers d'emplois chaque année.
Des projets comme la carte d'étudiant électronique, le système de la carte santé de la CNAM, un système d'information des assurances, des plateformes de commerce électroniques, un système d'information hospitalier et la liste est trop longue, pourront créer chaque année, 2.000 à 5.000 nouveaux emplois dans la branche développement et intégration, à condition de mettre un budget annuel de 80 millions de DT pour les solutions et surtout les logiciels.
Enfin, il est important de déréglementer le marché de l'emploi, de faciliter le licenciement, de faciliter les contrats SIVP et de les étendre à 5 ans au lieu de an actuellement.
De mettre en place plusieurs incitations fiscales et d'encouragements à l'emploi, avec des primes pour l'embauche des chômeurs de longues durée et de seniors et des handicapes.
Des exonérations fiscales et réduction de la taxe sociale à la CNSS, en fonction des postes créés chaque année.
Plus on permettra à l'entreprise de gagner de l'argent, plus elle investira et créera de nouvelles recherches et de nouveaux emplois.
Source : Tunisieaffaire.com

