Credit : Fethi Belaid/AFP/Getty ImagesLes femmes sont sous-représentées dans le secteur des technologies de l'information et de la communication dans le monde arabe, ce qui en limite le développement. Les raisons les plus fréquemment mises en avant sont le manque de connaissances technologiques ou les mentalités traditionnelles.Responsables et militants des droits des femmes dans les pays arabes ont demandé à leurs gouvernements respectifs de combler le fossé entre les sexes en matière d'accès aux technologies de l'information, et d'assurer des opportunités égales de travail dans ce secteur.
Cet appel a été lancé lors d'un colloque organisé à Tunis jeudi 2 juillet sur le thème "Femmes arabes : un pilier base à la construction de la société de l'information" par l'Organisation arabe d'information sur les technologies de l'information et de la communication (AICTO).
"Il est important d'échanger des expériences et des connaissances pour renforcer le rôle des femmes dans la construction du secteur de l'information", a déclaré la secrétaire générale de l'AICTO, Khadeja Guariani.
Ce colloque faisait suite aux recommandations adoptées lors du Sommet mondial sur la société de l'information organisé en Tunisie en 2005, lors duquel la Tunisie avait affirmé son engagement en faveur de l'émancipation et de la responsabilisation des femmes dans le secteur de l'information, et en faveur de la contribution des femmes aux processus décisionnels.
"Nous nous sommes aperçu que les femmes sont largement marginalisées dans le secteur des TIC, en termes d'accès aux technologies ou d'attention accordée aux scientifiques et chercheurs arabes", a déclaré Wadouda Badran, directrice générale de l'Organisation des femmes arabes. "Nous devons aujourd'hui oeuvrer à éliminer l'illétrisme technologique, pour permettre aux femmes de participer plus efficacement au développement de nos sociétés."
Le fossé entre les sexes dans le secteur des technologies de l'information dans le monde arabe est dû à de nombreuses raisons, parmi lesquelles l'accès à ces technologies elles-mêmes. Selon Aziz Helali, directeur de la Fédération méditerranéenne des associations d'internautes, l'accès des femmes aux TIC dans les pays arabes n'est que de 4 pour cent. "Cela est dû aux taux d'analphabétisme chez les femmes, notamment dans les pays les plus pauvres, ainsi qu'aux disparités économiques existantes", explique-t-il.
A l'ouverture de ce colloque, jeudi, Sarah Kanoun Jarai, ministre tunisien des Affaires des femmes, de la Famille, de l'Enfance et des Personnes âgées, a déclaré que la construction d'une société offrant l'égalité des chances dans le secteur numérique nécessite un renforcement des capacités et des responsabilités des femmes, ainsi que des garanties de participation égales pour les deux sexes.
Pour Mona Zouib, une étudiante, la raison pour laquelle les femmes ne réussissent pas à intégrer le secteur des technologies de l'information "peut être dûe aux mentalités dominantes" dans certaines régions, comme les pays du Golfe, "qui interdisent même aux femmes de conduire".
En Tunisie, 27 pour cent des employés travaillant dans ce secteur sont des femmes, selon les chiffres officiels. Le pourcentage d'étudiantes diplômées dans le domaine des TIC est passé de 28 pour cent en 1999 à 40 pour cent en 2004. Le taux de croissance du secteur des TIC en Tunisie a pour sa part dépassé les 17 pour cent.
Le rapport annuel du Forum de Davos pour la période 2008-2009 classe la Tunisie 38ème sur 135 pays en matière de développement des technologies de l'information, soit la première place de tout le continent africain.
"Il est important d'échanger des expériences et des connaissances pour renforcer le rôle des femmes dans la construction du secteur de l'information", a déclaré la secrétaire générale de l'AICTO, Khadeja Guariani.
Ce colloque faisait suite aux recommandations adoptées lors du Sommet mondial sur la société de l'information organisé en Tunisie en 2005, lors duquel la Tunisie avait affirmé son engagement en faveur de l'émancipation et de la responsabilisation des femmes dans le secteur de l'information, et en faveur de la contribution des femmes aux processus décisionnels.
"Nous nous sommes aperçu que les femmes sont largement marginalisées dans le secteur des TIC, en termes d'accès aux technologies ou d'attention accordée aux scientifiques et chercheurs arabes", a déclaré Wadouda Badran, directrice générale de l'Organisation des femmes arabes. "Nous devons aujourd'hui oeuvrer à éliminer l'illétrisme technologique, pour permettre aux femmes de participer plus efficacement au développement de nos sociétés."
Le fossé entre les sexes dans le secteur des technologies de l'information dans le monde arabe est dû à de nombreuses raisons, parmi lesquelles l'accès à ces technologies elles-mêmes. Selon Aziz Helali, directeur de la Fédération méditerranéenne des associations d'internautes, l'accès des femmes aux TIC dans les pays arabes n'est que de 4 pour cent. "Cela est dû aux taux d'analphabétisme chez les femmes, notamment dans les pays les plus pauvres, ainsi qu'aux disparités économiques existantes", explique-t-il.
A l'ouverture de ce colloque, jeudi, Sarah Kanoun Jarai, ministre tunisien des Affaires des femmes, de la Famille, de l'Enfance et des Personnes âgées, a déclaré que la construction d'une société offrant l'égalité des chances dans le secteur numérique nécessite un renforcement des capacités et des responsabilités des femmes, ainsi que des garanties de participation égales pour les deux sexes.
Pour Mona Zouib, une étudiante, la raison pour laquelle les femmes ne réussissent pas à intégrer le secteur des technologies de l'information "peut être dûe aux mentalités dominantes" dans certaines régions, comme les pays du Golfe, "qui interdisent même aux femmes de conduire".
En Tunisie, 27 pour cent des employés travaillant dans ce secteur sont des femmes, selon les chiffres officiels. Le pourcentage d'étudiantes diplômées dans le domaine des TIC est passé de 28 pour cent en 1999 à 40 pour cent en 2004. Le taux de croissance du secteur des TIC en Tunisie a pour sa part dépassé les 17 pour cent.
Le rapport annuel du Forum de Davos pour la période 2008-2009 classe la Tunisie 38ème sur 135 pays en matière de développement des technologies de l'information, soit la première place de tout le continent africain.
Auteur : Mona Yahia pour Magharebia

