« Nous allons libéraliser les extensions génériques sur Internet. Outre les .com, .net ou .org, dès le premier trimestre de 2009, les 1,3 milliard d'internautes pourront acquérir des adresses génériques, en déposant des mots courants comme .amour, .haine ou .ville ou encore des noms propres » a indiqué Paul Twomey, PDG de l'ICANN dans un entretien paru le 23 juin 2008 dans le journal Les Echos.
Si cette libéralisation future des noms de domaine Internet a de quoi réjouir les internautes particuliers, elle inquiète au contraire les grandes entreprises, qui n’auront probablement plus les moyens de protéger leur nom, leur marque, leurs produits ou leurs services.
Et même au niveau des particuliers, on s’interroge : devra-t-on acheter des noms de domaine pour que d'autres ne les utilisent pas à mauvais escient ?
L’ICANN précise toutefois que cette libéralisation sera réglementée par quatre critères à respecter : les noms choisis ne devront pas violer le droit des marques, ils ne pourront pas être trop proches de termes qui existent déjà, ni usurper l'identité d'une communauté ou encore conduire « à des problèmes d'ordre public ou moral ».
Du fait du caractère très vague de ces critères, ils ne rassureront probablement pas les inquiets.
Par ailleurs, l'ICANN a annoncé qu’il envisageait d'autoriser les adresses en caractères non latins, par exemple en chinois, en cyrillique ou en arabe.
« Nous avons testé 15 langues pour que cela fonctionne avec les navigateurs de Mozilla, de Microsoft et d'Apple », explique Paul Twomey.
Pour justifier cette décision, l'ICANN qualifie cette libéralisation d'une ouverture au monde. On peut noter que cette « ouverture » devrait lui permettre d'augmenter ses revenus puisque l'organisation touche une somme sur chaque nom de domaine vendu.
D’autre part, l’ICANN A déclaré qu’il souhaitait le déploiement de la prochaine génération des adresses internet (IPV6) qui « permettra à un nombre pratiquement illimité d'adresses d'entrer en vigueur », d’après les propos de Pauk Twomey.
Le stock actuel des adresses Internet disponibles sous le protocole actuel IPV4 devrait en effet s'épuiser « d'ici à 2010 ou 2011 », dit-il.
Source : Referencement-internet-web.com

