Des alternatives crédibles
Autre sujet prêtant à polémique et qui a été porté par des éditeurs tiers devant la Commission européenne : les risques de position dominante du duo Google-DoubleClick sur le marché de la diffusion d’annonces.
Le groupe Internet acquéreur pourrait augmenter le coût de la diffusion d’annonces pour les intermédiaires rivaux ou forcer les acheteurs d’espaces publicitaires liés aux recherches ou de services d’intermédiation à acheter également les outils de DoubleClick.
Là encore, plus de peur que de mal. Bruxelles estime que le regroupement des deux sociétés dont le développement est clairement orienté vers la publicité en ligne, "ne serait pas en mesure de mettre en œuvre des stratégies visant à marginaliser les concurrents de Google". Car il existe "d'autres outils crédibles" de diffusion d’annonces vers lesquels les clients (éditeurs - annonceurs - réseaux d'annonces) peuvent se tourner. Bruxelles a dans l'esprit des groupes Internet comme Microsoft, Yahoo et AOL.
Google fanfaronne
Les autorités de régulation économique aux Etats-Unis ayant déjà donné leur vert pour ce rapprochement dès décembre 2007, Google vient de diffuser un communiqué de presse triomphant entérinant l'acquisition.
"Avec DoubleClick, Google dispose de la plate-forme leader d'affichage de publicité en ligne, qui nous permettra de délivrer rapidement au marché des avancées dans les technologies et les infrastructures", a déclaré Eric Schmidt, CEO de Google.
L'annonce initiale de ce rapprochement remonte à avril 2007. Le moteur de recherche avait alors dévoilé son intention de racheter DoubleClick pour un montant de 3,1 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros).
Source : VNUnet.fr

